
Réforme de la SNCF : Négociations, le vide sidéral…
Réforme de la SNCF : Négociations, le vide sidéral…

Le niveau de mobilisation atteint sur les deux premières journées de grève est une réussite dans toute la France. De son côté, la direction de la SNCF tente maladroitement de minimiser les taux de participation en jouant avec les chiffres. Le plan de transport extrêmement réduit témoigne pourtant d’une très forte mobilisation. Le point.
Elle soutient intégralement la réforme et fera tout pour la voir aboutir. Depuis plusieurs semaines, la direction de l’entreprise mène une politique de désinformation extrêmement agressive pour déstabiliser les cheminots et les convaincre de ne pas s’engager dans ce légitime mouvement de grève.
La direction, totalement décomplexée, va jusqu’à ne pas respecter l’exercice du droit de grève, en considérant la succession de préavis pour des motifs différents comme illégale. Elle clame haut et fort en interne et dans les médias qu’il s’agit que d’un seul et même mouvement de grève et que les retenues sur salaires (particulièrement pour les jours de repos) seront effectuées comme s’il s’agissait d’une grève reconductible.
La direction a décidé de créer cette prime rétroactive au 1er janvier 2018 pour les cadres qui accepteraient de conduire des trains. En plein mouvement de grève, cette décision est une véritable provocation pour tous les cheminots oubliés, dont les conducteurs de train, auxquels la direction refuse le déblocage de la grille salariale et la mise en place d’un véritable 13e mois. La création de cette prime ne répond pas plus aux attentes de l’encadrement traction qui demande depuis de nombreuses années une revalorisation des tâches d’encadrant et non de conducteur. Il est à rappeler que les cadres sont également dans le mouvement de grève, toutes activités confondues.
La ministre a rappelé que le gouvernement souhaitait mener le processus de concertation autour de quatre thèmes. Ses annonces concernaient essentiellement l’ouverture à la concurrence.
Sur les transferts de salariés, la portabilité des droits individuels serait assurée, y compris en cas de mobilité choisie et de transferts successifs. En revanche, les conséquences d’un refus de transfert du salarié (reclassement ou licenciement) ne sont toujours pas définies.
L’interprétation fallacieuse du droit de grève dont la direction témoigne sera contestée prochainement devant les tribunaux par la CFDT Cheminots.
À ce stade, en l’absence d’avancées significatives, la CFDT appelle à renforcer massivement la mobilisation. Le second préavis de grève couvrant la période du samedi 7 avril 19 h 00 au mardi 10 avril 7 h 55 a été déposé.
L’entreprise SNCF est constituée de femmes et d’hommes appartenant à tous les collèges, tous doivent comprendre que la réforme en cours de discussion les concerne. Pour la CFDT Cheminots, il s’agit de la remise en cause d’un cadre social qui a permis à chacun de trouver sa place au sein des organisations, de garantir une qualité de service offerte au client, de permettre une exploitation du transport ferroviaire dans les meilleures conditions de sécurité.
Mais au-delà du sujet du statut, il s’agit aussi de la remise en question du caractère indissociable et solidaire de notre Groupe public ferroviaire avec le passage en SA de SNCF Mobilités et SNCF Réseau. Le combat mené aujourd’hui autour de cette réforme est celui de tous les agents et la CFDT Cheminots tient à s’adresser particulièrement aux agents de maîtrise et aux cadres parce que ce combat est aussi le leur, qu’ils soient au statut ou contractuels !
Défendez votre modèle social et votre entreprise. Ce combat est aussi le vôtre !
Vous êtes de plus en plus nombreux à nous rejoindre spontanément directement en ligne ou auprès des représentants CFDT Cheminots de proximité. Depuis le début de l’année, près de 400 nouveaux adhérents nous ont rejoints. Dans un contexte d’agression sociale sans précédent contre les cheminots, ce témoignage de confiance renforce notre détermination.
Dans l’histoire de la SNCF, chaque fois que le statut a été remis en cause, les cheminots ont su faire reculer les gouvernements qui en avaient initié l’idée. Aujourd’hui encore nous devons tenir bon et donner ensemble au ferroviaire, à la SNCF et aux cheminots un avenir qui soit meilleur que la situation actuelle.
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Du lundi 2 avril à 19 h 00 et jusqu’à jeudi 5 avril à 8 h 00, la CFDT appelle tous les cheminots à se mettre en grève pour démontrer au gouvernement leur mécontentement. Le préavis unitaire de grève (CGT, UNSA & CFDT) couvre l’ensemble des salariés du GPF et ceux appelés à les remplacer.